le village en photos

Un aérodrome à la Zouzette

Froideconche autrefois : Un aérodrome à « La Zouzette »

Un des terrains d’aviation les plus anciens de France.

La traversée de la Manche par Blériot le 25 juillet 1909 ayant soulevé l’enthousiasme populaire et suscité l’intérêt des armées, le Général Brun, ministre de la guerre mit sur pied dans les mois qui suivirent l’aviation militaire et 3 écoles créées en 1910 formèrent en quelques semaines des pilotes parmi les officiers et sous-officiers volontaires.
Dès le 28 août 1911, le capitaine Félix, chef du service aéronautique se rendit à Vesoul, Villersexel et Héricourt pour y choisir des terrains d’atterrissage, préparer le montage des hangars démontables dans le but stratégique de surveiller la frontière allemande toute proche depuis l’annexion de l’Alsace et la Lorraine en 1871.
Le 7 septembre, il modifia les instructions, la demi section d’appareils Bréguet se poserait à Luxeuil.
A la suite d’ennuis mécaniques 3 Breguet sur 4 ne purent décoller. Seul le lieutenant Gourlez arriva à bon port, son avion brûla en cours de route mais il prit alors un avion de rechange.

Le mardi 12 septembre 1911, le bruit se répandit qu’un avion allait atterrir. Quel serait le lieu d’atterrissage ? Tout le monde pensait sans hésitation à la plaine de Baudoncourt, mais le ciel resta vide. Tous déçus rentrèrent, mais soudain une espèce de grosse libellule arriva à basse altitude, le long du Breuchin à la recherche du point d’atterrissage prévu. Une section du génie l’avait précédé et s’était installé sur un terrain reconnu la veille.
L’avion se posa au lieu-dit de « La Zouzette » dans les prés situé entre les départementales 6, Luxeuil – Faucogney et 370 déservant le centre du village de Froideconche. Toute la ville se précipita pour admirer ce Biplan Bréguet piloté par le lieutenant Gourlez. Le soir, les ailes furent repliées et l’appareil remisé dans un hangar portatif amené sur un camion, surveillé par un piquet du génie civil.Le lendemain, l’opération inverse eut lieu , « le capelage ». Une foule se trouvait sur place pour assister au décollage du lieutenant Gourlez et de son passager le lieutenant Bertot.


Des manœuvres auront lieu dans les prés de la Zouzette (actuelle zone commerciale de Froideconche) en présence du grand duc de Russie. Ces premiers aéroplanes offraient des démonstrations époustouflantes et présentaient la naissance d’une nouvelle arme.

Deux années s’écoulèrent sans bruit venant du ciel. En 1913, 3 atterrissages successifs eurent lieu. Epinal et Belfort, places fortes dans le dispositif de défense venaient d’être pourvues d’avions de reconnaissance et les pilotes prenaient parfois de singulières libertés avec la discipline.
C’est ainsi que le 7 juin un incident contraignit un pilote à un atterrissage forcé dans la plaine de Baudoncourt. Le 18 juin un autre avion de type Bleriot se posa au Mont Valot. Le lendemain un bi-plan Farman atterrit dans la propriété du Châtigny à Luxeuil. Ces incidents commençaient à rentrer dans les mœurs.
Un seul avion réveilla la ville la veille du conflit. Le 14 mars 1914 un Blériot 176 atterrissait dans les prés vers la Corveraine au niveau de la filature.
En 1912, l’aérodrome déménagera à son emplacement actuel . La construction du camp d’aviation de Luxeuil – Saint Sauveur ne résulta pas d’une décision française mais d’une demande de la Royal Naval AIR Services. On se souvenait de la plaine de Baudoncourt comme refuge d’avion en détresse , son sous-sol sablonneux , perméable et sec en hiver convenait parfaitement.Ce qui motiva le choix de ce site. Le 27 décembre 1915, 80 parcelles, plus de 200 hectares furent expropriés et 18 hangars apparurent en bordure de la RN57. Il sera utilisé, durant la guerre froide, pour la 1ère fois en 1916 ; cet endroit stratégique permettait d’aller explorer les frontières vosgiennes voisines. De nombreuses escadrilles vont dès lors se succéder exécutant de nombreuses missions avec succès.
Quant à la création de la BA116, conséquence directe de la guerre froide qui sévissait en Europe depuis 1948, elle devint opérationnelle en 1952 après d’énormes travaux, car il ne s’agissait pas de construire un camp d’aviation mais aussi d’édifier une ville entièrement autonome sur le site.
Sources :
• BA 116
• Luxeuil et la vallée du Breuchin Bernard Desgranges
• Ouvrage : La Base aérienne du pays de Luxeuil

La papeterie à Froideconche

La papeterie à Froideconche

Pour de nouveaux besoins, il fallait une production nouvelle, aussi vers 1450, plusieurs vieux moulins qui tournaient tirèrent de leur sac une autre mouture et se transformèrent en moulins à papier.

 

L’implantation de cette industrie à Froideconche, la 3ème en Franche-Comté est due à l’initiative du Cardinal Jouffroy, abbé de Luxeuil. En 1466, il autorisait 2 Piémontais de Casal  Michel Vauquier et Martin Coustel à bâtir sur le Breuchin. Ils s’installèrent au nord-est de Froideconche , sur une dérivation de celui-ci . Les bâtiments de l’ancienne scierie, place de l’église occupent l’emplacement de la première papeterie en Haute-Saône. Ils bénéficièrent d’un monopole de fabrication pendant 20 ans. Le marché durait toujours,  mais dès  1499  Froideconche en comptait deux, celle du haut construite naguère par les piémontais, puis exploitée ensuite par Jacques Bon, celle du bas, construite par Jean Pusel et rétrocédée à un nommé Dimanche. Les ouvriers papetiers de Froideconche étaient embauchés à l’année au gain annuel de 20 francs suivant leur qualification outre la nourriture et un habillement complet tous les 2 ans.

Leur matériel était sommaire, l’axe de la roue était muni de cames relevant des maillets. Ceux-ci trituraient les chiffons dans une cuve où «  le leveur » plongeait sa forme. C’était un châssis de bois garni d’un treillage en fil de laiton, qu’il relevait couvert de pâte qui coagulait aussitôt.

Le papier fabriqué à Froideconche se reconnaissait à ses filigranes

 

 

 

 

 

 

 

Le cardinal Jouffroy donna pour filigrane aux produits de Froideconche, l’écu de son abbaye : un sautoir formé de la rencontre d’une clef et d’une épée, d’une crosse en pal ou d’un Saint Pierre assis, tenant les clefs du ciel et coiffé de la tiare, tel que le représente encore une statue fort ancienne que l’on peut trouver dans la basilique de Luxeuil, transept nord, ou d’une tête de bœuf sommée d’une étoile.

Enfin en 1606 le mot «Bon » (nom d’une dynastie de papetiers) était inscrit dans un cœur ou une rondache échancrée. Jacques Bon avait ainsi donné naissance à une dynastie qui se perpétua plus d’un siècle.

 

Les archives du Doubs possèdent le livre de raison d’un certain Pouillet également  papetier à Froideconche entre 1604 et 1608.

La région ne suffisait pas à l’écoulement de sa production. Périodiquement, il se rendait aux foires de Faucogney, Remiremont, Lure, Conflans, transportant sa marchandise à dos de mulet.

« Ce dernier  indiquait par exemple  qu’en 1608 la neige atteignit à Froideconche la hauteur d’un homme. »

Les 2 papeteries du village fonctionnaient normalement au début du XVIIème mais elles disparurent au cours des troubles de la guerre de trente ans.

Moulin du Haut, Mairey

En 1864, Cardot et Baudouin, construisirent une papeterie au lieu- dit de « La Zouzette. Elle était alimentée par «  le Courberupt », petit ruisseau séparant Luxeuil de Froideconche. Ruinée l’entreprise fut reprise en 1873 par Geiger, papetier alsacien . Comme tous ses confrères, il ne put résister à la concurrence du papier chimique et arrêta son entreprise en 1887.

 

Ancienne usine Balland ( la Zouzette)                               Delagrave  « la Corveraine »

Dans l’un des moulins Delagrave de la Corveraine, on trouve en 1871, une papeterie dirigée par Auguste Gunter de Cernay. Cet industriel avait quitté l’Alsace après la guerre de 1870 pour prendre la direction d’une usine de la société Morel et Motsch, établie en territoire français à Froideconche , cette activité dura 2 ans puis associé au sieur Ganeval, Gunther fonda vers 1875 à la Corveraine une première fabrique de tubes en papier pour filature.

Bibliographie :

  • La mémoire de l’industrie: de l’usine au patrimoine Jean Claude Daumas
  • http://www.culture.gouv.fr
  • La Franche-Comté à la charnière du Moyen Age et de la Renaissance, 1450-1550 publié par Paul Delsalle,Laurence Delobette
  • L’Industrie du papier dans les hautes vallées Francs-comtoises du XVème au XVIII ème siècle par   Jules Gauthier archiviste du Doubs
  • Luxeuil et la vallée du Breuchin Bernard Desgranges

 

 

 

Les lavoirs du village

LES LAVOIRS DU VILLAGE

  
      Autrefois, la lessive était  effectuée à partir d’un point d’eau,fontaine, mare, étang, cours d’eau. Sur les rives de toutes les rivières de France, on pouvait donc rencontrer des lavandières qui se servaient d’une planche à laver, d’une petite caisse pour s’agenouiller près de l’eau, d’une planche à frotter et d’un battoir qu’elles transportaient dans leur brouette lourdement chargée. Elles installaient leur selle (sorte de planche sur deux tréteaux) et, à genoux, avec des gestes immuables, elles savonnaient, battaient, malaxaient, roulaient et essoraient leur linge sur les bords de la rivière.

 

 

 

 

La lessive se faisait aussi sur une pierre inclinée au bord de la rivière,

les inconvénients étaient évidents, les habitants qui venaient

s’approvisionner en eau pour leurs tâches domestiques y trouvaient

une eau souillée.

Pourquoi des lavoirs ?

Fin du XVIII ème siècle et début du  XIXème un besoin d’hygiène croissant se fit sentir face aux épidémies  (choléra, variole et typhoïde) Devant supprimer au plus vite ces causes d’infection, l’édification de lavoirs s’imposa .La pureté de l’eau devint un impératif.La loi du 3 février 1851 vote un crédit pour subventionner à hauteur de 30 %  la construction  des lavoirs.

L’assemblée législative vote un crédit de 600 000 F le 3 décembre 1851, sous Napoléon III , pour la construction de lavoirs publics.

Chaque projet est subventionné à hauteur de 20 000 francs. Malgré les sommes à trouver pour compléter la subvention, de nombreuses communes, même modestes, engagent les travaux. La construction est commandée par les municipalités sous le contrôle de l’administration départementale. Les travaux sont mis alors en adjudication sur rabais à la chandelle, d’où une certaine similitude de conception et de matériaux. Les lavoirs seront utilisés jusqu’à l’arrivée de l’eau courante dans les maisons.

Contrairement à une représentation très répandue, les femmes ne s’y rendaient le plus souvent pas pour laver le linge mais pour l’y rincer : le passage au lavoir était en effet la dernière étape avant le séchage. Comme le lavage ne consommait que quelques seaux d’eau, il pouvait avoir lieu à la maison, mais le rinçage nécessitait de grandes quantités d’eau claire, uniquement disponible dans les cours d’eau ou dans une source captée. Les bassins ont un rebord en pierre ou en ciment . Les bassins sont souvent cimentés . Certains bassins sont donc divisés en deux : une grande partie pour le premier rinçage et une plus petite pour le second rinçage.

 

 

Dans certaines communes, les femmes utilisaient les lavoirs gratuitement, dans d’autres, elles devaient payer un droit.

On constate que c’est après 1850 que ces lavoirs firent vraiment

leur apparition.

 

 

Un rôle social important…

Les lavoirs avaient une importante fonction sociale. Ils constituaient en effet un des rares lieux dans lesquels les femmes pouvaient se réunir et échanger. L’activité de nettoyage du linge était physiquement très difficile. Aussi, le fait de la pratiquer de façon collective la rendait plus facilement supportable : les femmes pouvaient discuter entre-elles, plaisanter, chanter… Des conflits surgissaient également parfois.

 

Les lavoirs sont un élément important dans la promotion de la santé publique et de l’hygiène. Ils ont contribué au progrès et au bien-être de la population en simplifiant, un peu, le travail des femmes. La lessive étant une tâche exclusivement féminine, le lavoir était un lieu de sociabilité exclusivement féminin. On estimait souvent l’importance d’un village au nombre de lavoirs qu’il possédait.


Des boules bleues (à base de bleu de méthylène) plongées dans l’eau de rinçage rendaient le linge d’un blanc étincelant, parfois des racines de rhizomes d’iris servaient à parfumer le linge.

L’utilisation des lavoirs a progressivement été abandonnée au XXème siècle. Il a laissé sa place aux lessiveuses, aux lavoirs mécaniques puis à la machine à laver, à partir de 1950.

                  Il subsiste toutefois de nombreux témoignages  de ces styles architecturaux. A Froideconche, nous pouvons répertorier 6  lavoirs et de nombreuses planches à laver.

 

 

La restauration d’un patrimoine de tradition                                                    Abandonnés depuis plus de 40 ans, ils étaient menacés de destruction.

Heureusement la restauration de ceux-ci nous permet de conserver notre patrimoine chargé d’histoires.

 

 

Les écoles autrefois

UN PEU D’HISTOIRE « LES ÉCOLES AUTREFOIS »

En 1835, la commune de Froideconche possède deux écoles : une de garçons avec 90 élèves au centre du village et une de filles avec 60 élèves au dessus de la Poste.

En 1836, le conseil municipal décide de créer une école mairie pour 5770 F or.

L’école devient mixte en 1961.

Au centre

Ouverture d’une classe enfantine provisoire dans l’ancienne classe des filles puis ouverture d’une classe mobile en 1969. L’école maternelle du centre sera achevée en 1971.

Une classe préfabriquée sera implantée près de cette école pour quelques années puis détruite en 1979. Elle sera remplacée par la création d’une classe dans les anciens locaux mairie.

 

L’école apparaîtra en 1959 (première partie du bâtiment) puis une seconde classe verra le jour en 1963. Une classe enfantine démontable verra le jour en 1967, puis refaite en dur en 1974.

L’école sera réhabilitée définitivement en maternelle en 1997.

En 1998 toutes les classes primaires ont été regroupées au centre (six classes) et les trois niveaux de maternelle à la Corveraine.

En 2008 une classe élémentaire sera fermée par manque d’élève.

A l’heure actuelle, ces cinq classes élémentaires se trouvent toujours sur les deux sites du centre et les trois classes de maternelle à la Corveraine.

En 2017, le conseil municipal envisage la rénovation des bâtiments communaux avec le regroupement du pôle élémentaire sur un seul site (rue des écoles).

En 2016

Au centre du village : 5 classes élémentaires avec 130 élèves

A la Corveraine : 3 classes maternelles avec 81 élèves

Pour un total de 211 élèves

En 1966

Au centre du village : 4 classes avec 125 élèves et une classe enfantine de 30 élèves

A la Corveraine : 2 classes géminées de 67 élèves

Pour un total de 222 élèves Les enseignants
Avant 1950 De 1950 à 1980 Après 1980
Mr William 1896

Melle Groscolas 1901

Melle Pequignot 1902

Mr Cordier 1902

Mme Cordier 1902

Mme Aubry 1903

Melle Berthet 1903

Mr Charberet 1903

Mr Humbert 1903

Melle Ballet 1907

Mr Grosjean 1908

Mr Jacquey 1908

Mr Chevalier

Mr Romary

Melle Chevalier 1911

Melle Chevalier J. 1912

Mme Colau 1920

Mr Faivre 1931

Mme Faivre 1931

Mr Jeannin 1936-1958

Mme Jeannin 1936-1958

Mme Grandjean 1946

Mme Outhier 1947-1970

Mme Damon 1950

Melle Pequignot 1951

Melle Louis 1952

Mme Viney 1955

Mme Levrey 1957

Mme Vernus 1958

Mme Tuaillon 1959-1978

Mr Tuaillon 1959-1978

Mr Hegelen 1961

Melle Stoker 1964-1968

Mme Amade-Demougeot 1970-1996

Mr Causeret 1970-1994

Mr Passard 1971-1992

Mme Bonnier 1972-1998

Mme Tisserand 1972

Melle Desgranges 1978-2011

Mme Schwartz 1978-1989

Mme Galmiche 1980

Mme Laroche 1980-1996

Mr Laroche 1988-1997

Mme Huot 1988-1992

Mme Thierry-Gavoille 1989-2014

Mr Ougier 1989-1990

Mr Galmiche E. 1990-1994

Melle Lambert 1992-2007

Mr Maire 1994 (en activité)

Mr Ghidinelli 1995-1996

Melle Schmitt 1996

Mme Poirot 1995

Mr Node 1996-1998

Mme Pernot 1996 (en activité)

Melle Bluche 1997-1999

Melle Gérard 1997-2001

Melle Bertrand 2007-2008

Mme Monnin-Hostettler 2000-2008

Mme Demougin 2008 (en activité)

Mme Hauer 2001-2013

Mme Girard 2006 (en activité)

Mr Causeret 1999-2000

Mr Galmiche C. 2000 (en activité)

Mme Devos 2013 (en activité)

Mme Lepaul 2013 (en activité)

Mme Dirand-Mange 2014 (en activité)